Dans les papiers de mon grand-oncle, le professeur Angell, je trouvai un rapport de police de Sydney concernant un certain Gustaf Johansen, marin norvégien qui seul avait survécu à une étrange aventure en mer dans le Pacifique.
Johansen et son équipage avaient été attaqués en mer par un yacht dont les passagers semblaient fous ou drogués. Après avoir maîtrisé les assaillants, les marins avaient continué leur route et découvert une île qui n'apparaissait sur aucune carte.
L'île était basse et couverte d'une végétation visqueuse. Des blocs de pierre cyclopéens y formaient des structures qui n'obéissaient à aucune géométrie connue — des angles qui semblaient simultanément droits et obtus, des surfaces qui provoquaient la nausée. L'architecture de cette cité n'était pas humaine.
Dans sa lettre, Johansen décrivait les sons qui venaient de sous la terre — des vibrations plus ressenties qu'entendues, un battement lent, régulier, comme le pouls d'une chose endormie depuis des millions d'années.
Plusieurs de ses hommes devinrent fous à la première heure. Deux disparurent dans les ruines sans laisser de trace. Johansen lui-même, en s'enfuyant, dit avoir vu — il n'osait pas décrire ce qu'il avait vu.